Après une progression de 3,9 % en 2025, les salaires des cadres n'augmentent plus que de 2 % en 2026, selon la 24e édition du baromètre Randstad Professional (ex-Expectra), établie à partir de 43 601 fiches de paie issues de plus de 7 600 entreprises entre juillet 2025 et juin 2026.
Le salaire médian des cadres s'établit à 55 870 euros bruts annuels ; celui des employés, techniciens et agents de maîtrise (Etam) progresse de 1,8 %.
Dans un contexte incertain, les entreprises privilégient des augmentations ciblées et le recrutement de profils immédiatement opérationnels. Les fonctions RH et juridiques enregistrent la plus forte hausse (+2,5 %), devant l'industrie et l'aéronautique (+2,2 %), les technologies (+1,8 %, après +4,4 % l'an dernier) et le commerce-marketing (+1,4 %). Quelques métiers en tension tirent leur épingle du jeu : le consultant en cybersécurité gagne 6,9 % (médiane de 50 520 euros), devant le technicien d'exploitation informatique (+6,2 %) et le product owner (+6 %). Les écarts régionaux vont de +2,9 % dans le Nord et en Rhône-Alpes à +0,3 % dans le Nord-Est.
Autre enseignement : la transparence salariale entre dans les mœurs. 70 % des salariés ont déjà parlé ouvertement de leur rémunération avec un collègue, et même 79 % des 18-24 ans. Des repères utiles aux élus à l'approche des négociations annuelles, d'autant que la rémunération redevient le premier critère d'attractivité pour près de sept cadres sur dix.
Comment optimiser vos négociations salariales dans ce contexte ?
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