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Votre épargne salariale progresse-t-elle autant que pour la moyenne des entreprises françaises ?
La rentabilité globale du tissu productif français (données INSEE / Banque de France) s'effrite légèrement (indice à 95,5), mais les flux financiers reversés aux salariés sous forme d'épargne s'envolent (indice à 113,4). Les TPE et PME ont rogné sur leurs marges ou utilisé leurs excédents de trésorerie pour se conformer aux nouvelles obligations légales et pour fidéliser leurs salariés face à l'inflation, érigeant l'épargne salariale en un poste de dépense prioritaire, décorrélé des stricts gains de rentabilité de l'année en cours.
Si les multinationales distribuaient déjà massivement de la participation et de l'intéressement, le tissu des PME accusait un retard historique. La dynamique de l'épargne salariale de 2023 à 2025 est donc tirée par ces petites et moyennes entreprises.
L'obligation légale issue de la Loi Partage de la Valeur (imposant un dispositif aux entreprises de 11 à 49 salariés rentables à partir du 1er janvier 2025) a poussé des centaines de milliers de PME à distribuer de l'épargne salariale pour la toute première fois en 2024 et 2025, gonflant considérablement les flux globaux malgré l'érosion de leurs marges.
Mais pour savoir si l'épargne salariale (participation, intéressement, ...) a connu dans votre entreprise une progression équivalente à la moyenne en France, le CSE peut demander un examen de la situation économique et financière, comme la Loi (art. L. 2315-88 CT) l'y autorise chaque année.